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Le diptyque des Parents pauvres rassemble les terribles histoires de la cousine Bette et du cousin Pons.

Dans La Cousine Bette, on voit le baron Hulot ruinant sa famille à cause de ses aventures galantes. D’abord épris de la chanteuse Josépha, courtisane de talent qui rompt avec lui après lui avoir pris une petite fortune, le baron Hulot reporte sa passion dévorante sur Valérie Marneffe, la voisine de sa cousine Lisbeth Fischer. Or, la voisine et la cousine se sont associées pour provoquer la ruine définitive de la famille Hulot. Quelles conséquences viendront sanctionner une déchéance morale qui touche tous les protagonistes de l’une des Scènes parisiennes les plus noires de La Comédie humaine ?

L’histoire du Cousin Pons n’est guère plus heureuse. Pons et Schmucke, deux musiciens, habitent ensemble dans le quartier du Marais. Leur ménage est administré par madame Cibot, la portière de leur immeuble. Or, si Pons est le parent pauvre des Camusot, il a la passion du bric-à-brac et possède de magnifiques pièces qui attisent bientôt la convoitise de l’infâme Cibot et de ses acolytes : Rémonencq, Magus, le docteur Poulain, l’avocat Fraisier. Si l’héritage est sauvé d’un détournement au profit des Camusot, il laisse le bon Schmucke sans ressources et accablé du chagrin d’avoir perdu un ami véritable.

Bibliographie sélective

  • Anne-Marie Baron, « Origine et avenir d’un rôle balzacien : l’employé aux morts », L’Année balzacienne, 1978, p. 63-74.
  • Dominique Dufay, « Personnage conventionnel de la comédie du xvie siècle : l’entremetteuse et sa réapparition dans La Comédie humaine », L’Année balzacienne, 1977, p. 125-136.
  • Lucienne Frappier-Mazur, « Héritage et généalogie dans La Cousine Bette », dans L. Frappier-Mazur (éd.), Genèses du roman : Balzac, Sand, Amsterdam, Rodopi, 2004, p. 147-154.
  • Joëlle Gleize, « Balzac et la totalisation des intelligences », L’Année balzacienne, 2010, p. 97-112.
  • Joëlle Gleize, La Cousine Bette, Paris, Gallimard, « Foliothèque », 2010.
  • Jeannine Guichardet, « Doublures historiques en scène parisienne », L’Année balzacienne, 1984, p. 307-325.
  • Jeannine Guichardet, « Le maréchal Hulot : gloire et malheur », L’Année balzacienne, 1990, p. 151-164.
  • André Lorant, « Proust et Balzac. Ultimes scènes de comédie », L’Année balzacienne, 1999, p. 395-416.
  • Albert Mechthild, « Désir, commerce et création ou le dilemme de l’artiste balzacien. À propos de Wenceslas Steinbock », L’Année balzacienne, 1983, p. 215-225.
  • Max Milner, « La concierge et l’agonisant : coordonnées balzaciennes », Revue des lettres modernes, 409-412, 1975, p. 51-62.
  • Nicole Mozet, « Création et/ou parternité dans La Cousine Bette », Revue des Sciences humaines, juillet-septembre 1979, p. 49-60.
  • Albert Prioult, « Les Auvergnats dans La Comédie humaine », L’Année balzacienne, 1970, p. 317-345.
  • Franc Schuerewegen, « Muséum ou Croutéum ? Pons, Bouvard, Pécuchet et la collection », Romantisme, 55-1, 1987, p. 41-54.
  • Hava Sussmann, « L’allusion biblique dans La Cousine Bette », L’Année balzacienne, 1989, p. 275-287.
  • Florence Terrasse-Riou, « La transmission des héritages dans Le Cousin Pons, L’Interdiction et La Cousine Bette : les dettes reparaissantes », dans N. Mozet et P. Petitier (éd.), Balzac dans l’Histoire, Paris, SEDES, 2001, p. 237-250.
  • André Vanoncini, « La dialectique du beau et du faux dans Le Cousin Pons », L’Année balzacienne, 2011, p. 293-306.
  • Françoise Van Rossum-Guyon et Michiel Van Brederode (éd.), Balzac et Les Parents pauvres, Paris, SEDES, 1981.

Crédits

Furne corrigé

  • Éditeur : Maxime Perret
  • Établissement du texte et stylage TEI : Maxime Perret
  • Édition XML-TEI : Amélie Canu
  • Informatique éditoriale : Frédéric Glorieux
  • Traitement des images : Claire Carpentier